Dimanche 21 oct. 2012 à 14h30 | Les Automnales font leur printemps à Sagonne (18)
Les Automnales du livre de Sagonne / dimanche 21 octobre 2012 Ã 14h30
Espace culturel Simonne & Jean Lacouture 18600 Sagonne
Lectures, débat et rencontres avec des écrivains de cette rentrée littéraire 2012.
Pour la huitième saison c’est au village de Sagonne que se déroulera une rencontre avec des écrivains d’aujourd’hui.
Dans cette rentrée où quelque 600 auteurs essaient d’être présents dans les salons, sur les étals des libraires, dans les pages des journaux, viendront à Sagonne des auteurs dont c’est le premier ou le presque premier livre, roman, recueil de poèmes édité.
Comment vient-on à l’écriture et pourquoi ? mais aussi, comment passe-t-on de l’écriture à l’édition ?
Ces questions seront abordées au cours d’une table ronde avec les écrivains invités et présents à ces Automnales du livre à Sagonne.
Les écrivains présents pour ces automnales du livre :
>>> Pierre Chazal pour Marcus (éd. Alma)
Pierre Chazal enseigne à Paris le français langue étrangère et se consacre à la musique et à l’écriture. Il a écrit et composé des chansons pour Florent Richard.
“Marcus est l’histoire d’un jeune orphelin de neuf ans qu’une mère toxicomane confie à Pierrot, jeune trentenaire écorché au cÅ“ur tendre, avant de se suicider. Il se tisse alors peu à peu des liens affectifs, une complicité, de la tendresse qui leur permettront de surmonter bien des obstacles. Les personnages principaux sont attachants, le désespoir toujours à fleur de peau mais l’instinct de vie tellement chevillé au corps. Et l’univers tendre et généreux des gens du Nord, des déshérités et des laissés-pour-compte, de ceux qui doivent se suffire du peu qu’ils ont et avoir la sagesse d’être envers et contre tout parfois heureux, s’impose au fil des pages en toute quiétude et sans l’ombre d’une fatalité.”
(Paris : Alma éditeur, 2012. – 330 p. ISBN : 978-236279-037-9. – prix : 17 €)
>>>Samuel Doux pour Dieu n’est même pas mort (éd. Julliard)
Samuel Doux a grandi en banlieue parisienne. Serveur, acteur, il est aujourd’hui réalisateur et prépare son premier long-métrage avec Yvan Attal, Clotilde Hesme. C’est son premier roman.
“Élias Oberer vient d’apprendre que sa grand-mère a mis fin à ses jours. Il accueille avec soulagement le départ de cette femme culpabilisante dont il n’a jamais été très proche. Se rendant à Poitiers pour organiser les funérailles, il comprend que sa grand-mère a choisi Yom Kippour, le jour du grand pardon, pour se donner la mort, chargeant son acte d’une forte valeur symbolique.
Sorte d’anti-héro, le jeune homme peine à trouver son chemin dans cette lignée auréolée de malheur mais dont il ne peut partager le “tralala“. Sa vie à lui est tristement banale et on ne peut pas dire qu’Elias soit un parangon de vertu. Loin de la noblesse de ses ancêtres, il prépare distraitement l’enterrement, l’esprit plus occupé par la recherche d’une bague promise par sa grand-mère.
(Paris : Éditions Julliard, 2012. – 290 p. – ISBN : 978-2260020363. – prix : 19 €)
>>>Camille Loivier pour Enclose (éd. Tarabuste)
Camille Loivier, dirige Neige d’août, revue de poésie consacrée au lyrisme et à l’Extrême-Orient. Elle a traduit Procesus familial de Wang Wen-hsing, (Actes Sud, 1999) ainsi que les poètes contemporains Hung Hung, Hsia Yu et Leung Ping-kwan.
“Enclose : une note en fin de livre nous indique que c’est le nom d’une rivière en Limousin. Bon titre, puisqu’il souligne à la fois l’enfermement et le flux du passage, le voyage et le temps, la transparence… Tous ces motifs vont venir s’entrecroiser et tisser l’unité du livre. Il est divisé en trois séquences de longueur à peu près égale : Photo-fantômes renvoie plutôt au passé familial ; les Dix-sept poèmes écrits dans un fauteuil mêlent rêverie et souvenirs de voyages ; la troisième partie, Poésies métisses, vise plus particulièrement l’expérience de l’Asie.
Le vers libre assez long mais très fluide convient bien à cette poésie de la mélancolie douce et de la mémoire. Lyrisme ? Certainement. Ajouter romantique serait trop, même si un vers comme « ni les voiles au loin descendant vers Haïlong » ne peut manquer de ramener en écho Demain dès l’aube… Non, cette poésie est nourrie d’intime, certes, mais elle n’est ni narcissique, ni exhibitionniste, ni outrancière.” [Antoine Emaz]
(Saint-Benoit-du-Sault : éditions Tarabuste, 2012. – 130 p. – ISBN 978-2-84587-220-2. – prix : 11 €)
>>>Sylvain Pattieu pour Des impatientes (éd. du Rouergue)
Agrégé et docteur en histoire, Maître de conférence en histoire à l’université Paris-VIII Saint Denis après avoir enseigné au lycée Jean-Rostand de Villepinte. Il travaille notamment sur l’histoire de la minorité noire en France et sur l’histoire du tourisme : de l’éducation populaire au secteur marchand .
“Impatientes : plante herbacée vivant dans des endroits peu exposés au soleil, dont les fruits explosent facilement au toucher et disséminent ainsi leurs graines.
C’est un lycée de banlieue comme il y en a beaucoup autour de Paris, un lycée “difficile“ selon le journal télévisé. C’est l’histoire d’Alima-Nadine Sissoko et Bintou Masinka. La bonne élève et la grande gueule. L’une rêve d’intégrer Sciences po et l’autre est abonnée aux sanctions et aux boîtes de nuit. Chacune avec de l’énergie à revendre, à dépenser, à affirmer. Les impatientes, ce sont elles deux.”
(Arles : éditions du Rouergue, 2012. – collection La brune. – 256 p. – ISBN : 978-281260-388-4. – prix : 19,50 €)
>>>François Tison pour Farcissures (éd. Allia)
François Tison a été professeur de lettre, il est actuellement relecteur-correcteur indépendant et contrebassiste.
“Il s’agit là d’un récit ironique, sinon satirique et politique à propos du traitement des déchets, de tous les déchets laissés derrière eux par les hommes. Partisan de l’ordre, le narrateur, s’il se félicite de l’esprit hygiéniste régnant dans notre société, pense que ce devrait être la préoccupation de l’individu et non de la société. Le texte, s’il produit de nombreuses notes comme autant de déchets, est une littérature ludique et rabelaisienne. Cela nous entraîne sur le chemin de la transgression des interdits et à la subversion de toute règle.”
(Paris : Éditions Allia, 2012. – 95 p. – ISBN : 978-2-84485-573-2. – prix : 6,20 €)
Et des lectures :
Adrienne Bonnet, Mathilde Kott et Alain Liévaux liront des extraits de ces écritures tout au long de cet après-midi.
Seront également présents :
L’association Double-Cœur et l’association Solidarité- Écoles présenteront leurs différents ouvrages.
La librairie Sur les Chemins du Livre de Saint-Amand-Montrond qui est partenaire des Automnales du livre pour cette 8e édition.
“Et puis chacun pourra échanger avec les auteurs présents, c’est bien la force et le plaisir des Automnales de Sagonne que de permettre à tout un chacun la rencontre autour des livres et des écrivains.
Naturellement de ces discussions naîtra le désir d’acheter ces livres et vraisemblablement, en souvenir de ces échanges, les auteurs dédicaceront alors leurs ouvrages.
Sagonne, est bel et bien ce village dans le Cher où l’art et la culture, s’il peuvent être un moteur de développement, sont surtout source de rencontres et d’échanges pour le bien-être et le mieux vivre ensemble.” [Alain Liévaux]
Renseignements : 02 48 80 01 16
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