Les éditeurs numériques sans DRM

Publié dans : Numérique, Ressources livre numérique, création et publications
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“La gestion des droits numériques (en anglais : Digital Rights ManagementDRM) a pour objectif de contrôler l’utilisation qui est faite des Å“uvres numériques, par des mesures techniques de protection. Ces dispositifs peuvent s’appliquer à tous types de supports numériques physiques (E-books, disques, DVD, logiciels…) grâce à un système d’accès conditionnel. L’éditeur ou le distributeur qui exploite ce contrôle d’accès ne confie la clé de contrôle d’accès du produit, qu’en échange d’une preuve d’achat ou de souscription pour y accéder. L’accès à la lecture (et/ou sa copie) du document ainsi protégé n’est alors autorisée que pour l’équipement ou l’identification logicielle certifiée par le fournisseur “.
Source : Wikipédia

Ce type de dispositifs, autorisé par la loi DADVSI, est théoriquement censée protéger éditeurs et auteurs (si on se concentre sur le livre numérique) contre le piratage.

Des contraintes fortes sur l’utilisateur final

Concrètement, cela se traduit pour l’utilisateur par la nécessité d’utiliser toujours la même plateforme d’achat, de télécharger un lecteur dédié, de conserver son identifiant pour chaque transaction, de procéder à la déclaration des différents terminaux de lecture…

Le fonctionnement des DRM, lié à un format fermé et propriétaire, menace la pérennité des œuvres numériques. Économiquement, ils favorisent la constitution de monopoles dans le cadre desquels on constate des abus de position dominante et le développement de la vente liée. Ils perturbent également le marché de l’occasion et sont particulièrement couteux.

De plus, ils induisent la perte de contrôle par l’utilisateur de son propre équipement et de ses données personnelles, interdisent certains usages légaux, comme imprimer son livre numérique ou le prêter à un ami pour lui faire découvrir, opposant le public aux œuvres (et donc aux auteurs), via une expérience utilisateur désastreuse.

Beaucoup de contraintes et de désagréments, quand on s’aperçoit que les pirates parviennent généralement à contourner ses protections, et que le piratage reste marginal (moins de 2 % de l’offre légale papier, selon la mise à jour de l’étude EBookz 2 du Motif concernant l’offre illégale de livres numériques sur internet, en date de mars 2011).

Un frein à l’achat

De plus, c’est parfois le principe même d’assimiler l’acheteur à un fraudeur potentiel qui est dénoncé par beaucoup, comme  Charles Kermarec, dans son blog où il explique pourquoi sa librairie, pionnière en matière de vente d’E-books, ne souhaite plus vendre d’ouvrages grevés de DRM.

Ainsi, si le lecteur est gêné et le libraire transformé en hotline informatique, de plus en plus d’éditeurs choisissent de ne pas intégrer de protection particulière, celle-ci augmentant le prix public du livre numérique et étant reconnue comme un frein à l’achat.

Il apparait à la lecture des derniers tests et sondages, que les éditeurs dont le chiffre d’affaire sur la vente de titres numériques a décollé sont ceux qui ont abandonné les DRM ou n’en ont jamais posées mais qui, de plus, proposent des e-books à des prix inférieurs à 7 euros.

D’autres formes de protection ?

Néanmoins, la culture de la gratuité qui règne sur Internet semble faire oublier à beaucoup que toute œuvre de l’esprit demande à son créateur du temps et un investissement personnel, méritant rémunération. Ainsi certains éditeurs cherchent d’autres moyens d’assurer la protection de leurs livres : la solution la plus simple (bien que peu fiable également) est l’utilisation dans les fichiers de tatouages numériques (ou watermarks) au nom de l’acheteur pour l’inciter à se comporter de manière responsable avec son livre – son nom y étant attaché.

C’est près de 100 éditeurs français ou francophones qui ont renoncé aux protections intrusives. Avec un total de 21 478 titres, c’est près de la moitié de l’offre française actuelle. Une liste de ces éditeurs numériques n’utilisant plus les DRM ou exclusivement les watermarks est fournie par le SLF.

L’Agence Bibliosurf la complète et en annonce quant à elle 187.

Publié le : Vendredi 25 novembre 2011 - par : frederique_breuil
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1 Commentaire publié
  • martine merelle - le février 1, 2012 6:42

    depuis 2 mois j’ai un sony reader, mais quelle déception je viens de m’apercevoir qu’en achetant un livre il n’est pas à moi ! 1 livre acheté sur apple store ne peut être lu que sur un i pad ou i phone ! que je serai toujours obligé de me servir du logiciel que sony m’impose et tjrs les mêmes librairies : feedbook et numérolog. et lorsque que mon reader sera HS les livres que j’ai acheté seront perdus ! donc je reviens au bons livres papiers au moins je peux en faire ce que je veux !

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