Le livre est un produit de première nécessité | les professionnels réagissent
Communiqué de la Fill du 7 novembre 2011
Le livre est un produit de première nécessité
Lors des Rencontres nationales de la librairie, l’année 2011 commençait par une prise de position très nette du ministre de la Culture et de la Communication en faveur de la librairie indépendante dont la baisse sévère des marges commerciales met en danger toute la chaîne du livre.
S’achèvera-t-elle sur une mesure fragilisant gravement son avenir ?
La décision du 7 novembre 2011 de relever la TVA du livre à 7% va à l’encontre de la politique de soutien à la librairie indépendante menée depuis la loi du prix unique du livre de 1981. Elle nie le récent constat de la nécessité de mesures fortes à destination des libraires par les pouvoirs publics et empêcherait les dispositions prises par des éditeurs soucieux de sauver le réseau des libraires, garant de leur propre avenir et de celui de la création.
La Fill et ses membres s’étonnent et expriment leur inquiétude face à une décision qui semble oublier la réalité économique et sociale d’une filière et les enjeux actuels de la lecture publique.
Loin de participer à l’effort de réduction des déficits, le livre, ciblé par cette mesure au même titre que des secteurs autrement bénéficiaires, n’aurait plus les moyens de se défendre.
Le gouvernement et son ministre de la Culture doivent donc rassurer l’ensemble des professionnels du livre et de la lecture et leur prouver que le soutien aux “passeurs de livres” reste une priorité.
Source de ce communiqué : le site de la FILL.
D’autres réactions en cascade suite à cette annonce de hausse de TVA
A son tour, le 8 novembre, le Syndicat national de l’édition pointe dans un communiqué la faible portée de cette mesure sur la dette nationale : “L’effort de solidarité nationale demandé à la chaîne du livre, estimé à une soixantaine de millions d’euros, semble sans commune mesure avec la situation actuelle du marché du livre et avec l’enjeu de la diversité et de la démocratisation culturelle qui a présidé, depuis plus de 30 ans, à l’application d’un taux réduit à ce support essentiel de l’éducation et de la vie culturelle et politique.”
Source de ce communiqué : Syndicat national de l’édition
Le 9 novembre, le Syndicat de la librairie française, quant à lui, alerte les politiques sur les risques que fait peser sur la profession le relèvement de la TVA à 7%.
Le SLF rappelle que la librairie représente aujourd’hui le commerce de détail le plus fragile économiquement. Sa rentabilité moyenne (résultat net après impôt ou bénéfice) est de 0,3 % de son chiffre d’affaires (étude du Cabinet Xerfi pour le Ministère de la culture et de la communication et le Syndicat de la librairie française à mai 2011). Si les libraires devaient absorber sur leur marge la hausse de la TVA à ce qui est un risque très réel sur les millions de livres qu’ils ont en stock à, cela reviendrait à diminuer la valeur de leur stock de 1,5 % et à faire passer leur bénéfice de 0,3 % du CA en moyenne à à 0,2 % ! Une majorité des librairies se retrouveraient ainsi en perte et menacées de fermeture.
Source de ce communiqué : Syndicat de la librairie française
Vincent Monadé, directeur du Motif, observatoire du livre et de l’écrit en Ile-de-France, explique sur son blog que la mesure risque de tuer la librairie indépendante : “Le gouvernement qui a mis en place le label LIR et qui promeut la loi PULN pour sauver, soi-disant, les libraires, vient de mettre dans le barillet la balle destinée à les tuer : en augmentant la TVA sur le livre, en la portant à 7 %, il met encore plus en danger la librairie indépendante.”
Suite à cette annonce, 2 pétitions circulent à ce sujet :
http://www.petitionpublique.fr/PeticaoListaSignatarios.aspx?page=1&sr=1&pi=P2011N16249
Version pour impression, des élements sont supprimés pour économiser du papier. Mais êtes vous certain de devoir imprimer ?





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