Un au revoir.
Mardi 30 août, verrines et vouvray quartier Rochambeau : l’heure est à fêter : nous fêtons Cécile Caillou-Robert, plutôt que de fêter son départ de son poste de directrice pour raisons familiales. Voir l’ensemble des photos de ce moment festif dans le dossier dédié sur le Flickr de Livre au Centre.
Après trois ans à la direction de Livre au Centre, trois années marquées par un développement indéniable – dont l’existence seule de ce média, livreaucentre.fr, témoignerait déjà activement, mais que ce bilan d’une seule année, 2010, accrédite plus encore – Cécile part diriger le Centre Culturel Français de Jérusalem, où elle fit certaines de ses premières armes il y a une dizaine d’années.
Nous ne saurions ajouter en gravité et solennité aux hommages officiels, lesquels eurent le bon goût de n’être pas compassés, mais simplement témoigner de cette aventure dans laquelle Cécile nous a, littéralement, embarqués.
Souvenir rapide de mon premier passage à Vendôme, nous n’en étions alors qu’à un assentiment vague, de l’ordre, du voyons si nous pouvons faire quelque chose ensemble : embarqué dans sa voiture à la gare TGV, déjeuner, discussion libre et tous bâtons rompus, puis sitôt embarqué à nouveau, pour rencontrer l’équipe, et : c’est parti, embarquons, on apprendra bien la part manquante en route. Faire simple, en somme pour ainsi faire vite, et bien. Sylvie résume ainsi : « Cécile = bouillonnement d’idées, réflexion, analyse, synthèse et propositions puis ACTION ! »
J’interroge Isabelle : laquelle déplore d’abord que trois ans, ce soit malheureusement trop court pour apprécier la réalisation de tous les projets que Cécile avait en tête… et puis, affirmative, ajoute : « Cécile a su valoriser la vision territoriale qu’Alain Lievaux a eue de notre travail tout en l’amenant à son âge “adulte” grâce à une structuration des missions et des moyens utilisés pour les mener à bien. En seulement 3 ans, Cécile a donné à Livre au Centre un rôle plus opérationnel grâce notamment à la mise en place de dispositifs de soutien à l’économie du livre.» Et Françoise (avec Edwige, les mémoires…) d’ajouter : “Cécile a apporté sa sensibilité numérique au travail accompli par cette structure, souvent novatrice, depuis 1989, d’AGIR à Livre au Centre, en passant par le CRL Centre.»
Sylvie m’évoque ce fameux dynamisme de Cécile: « Ce qui frappe la première fois qu’on la rencontre : son sourire, son écoute, sa vivacité, sa façon de mettre à l’aise parce que toute parole trouve sa place. Avec elle on échange, on débat et au bout du compte on avance ensemble ! ».  Les deux m’évoquent cet aspect-là du travail accompli et des conditions favorables dans lesquelles Cécile les a mises pour l’accomplir : confiance et partage, dans un grand dynamisme, lequel ne se départit pas d’une part d’excès de vitesse : avec Cécile, en somme, il faut que ça bouge. Eh, mais : comment faire, et que faire, autrement qu’en avançant, résolument, droit dans la direction donnée même lorsqu’elle est tangente et inattendue, comme ce versant numérique du livre (et au-delà ) vers lequel elle a concentré une partie de ses efforts ?
Car de l’énergie il en a fallu, pour faire émerger cela, en un geste collectif (qui fut, parfois, dans certains laborieux et difficiles moments, ceux des complications techniques, par exemple, littéralement : une geste collective).
Gageons que c’est aussi ce dynamisme-là , qu’on pourrait nommer force de vie, qui lui permet de s’en aller souriante, vers des territoires si complexes. Et qu’on aie toute confiance (confiance, le mot qui pour Isabelle synthétise ces trois ans) : elle y soulèvera bien quelques montagnes – et ne négligera pas d’en rendre compte sur un des blogs de notre plateforme.
Version pour impression, des élements sont supprimés pour économiser du papier. Mais êtes vous certain de devoir imprimer ?






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