La condition du traducteur | Pierre Assouline
Le Centre national du livre a commandé un rapport sur la traduction à Pierre Assouline. Auteur, chroniqueur et critique littéraire au Monde des Livres, à l’Histoire, au Magazine Littéraire, celui-ci a fait de son blog, La république des livres, une référence dans le domaine littéraire.
Un métier en mutation
Principalement axé sur l’intraduction (la traduction d’une langue étrangère vers le français), ce rapport de 130 pages indique les grandes tendances :
A partir de différentes sources, dont l’Index translationum – Bibliographie mondiale de la traduction de l’Unesco –, les catalogues d’éditeurs, les données du Syndicat national de l’édition (SNE), les enquêtes de l’Association des traducteurs littéraires de France (ATLF) et de la Société française des traducteurs (SFT), Electre, sans oublier les entretiens menés auprès de diverses personnalités, cette enquête dresse un panorama complet des difficultés ainsi que des mutations de la profession de traducteur : problème de reconnaissance, féminisation, professionnalisation et précarisation.
L’occasion d’une reprise du dialogue éditeurs/traducteurs
Cet état des lieux de la condition matérielle, et donc morale, du traducteur en France, invite les différents acteurs à ouvrir un dialogue renouvelé. Ainsi, à l’occasion de cette publication, l’ATLF a annoncé la réouverture des discussions entre éditeurs et traducteurs : une première réunion de travail avec le SNE a eu lieu le 15 septembre (une première depuis 1993 et les négociations autour du Code des usages pour la traduction d’une œuvre littéraire).
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