Comment se faire éditer ?
La publication d’un premier roman fait aussi bien le bonheur de l’auteur que celui de l’éditeur. Pour l’un, c’est l’aboutissement d’un rêve et d’un long travail d’écriture, pour l’autre, c’est un enjeu éditorial et le meilleur moyen d’enrichir un catalogue. Mais s’il y a de nombreux candidats, les élus sont rares. Comment s’y retrouver, où s’adresser et de quelle manière ?
Le manuscrit
Pour être dans les normes standard internationales, dactylographiez votre texte en double interligne à raison de 60 signes (lettres, signes et espaces) par ligne, et de 25 lignes par page, soient 1500 signes par page. Utilisez du papier blanc standard de 80 grammes. Pensez à laisser des marges confortables à droite et à gauche et à changer de page à chaque nouveau chapitre. N’oubliez pas de numéroter vos pages.
Certaines maisons d’éditions acceptent les fichiers électroniques et prévoient des adresses mail à cette intention. D’autres au contraire les refusent et préfèrent un support papier.
Si vous recherchez des avis professionnels non complaisants, faites appel à un conseiller littéraire (attention, ce service n’est pas gratuit). Il est impératif de bien relire et corriger son texte car un manuscrit rempli de fautes de frappe et d’orthographe est rapidement écarté par l’éditeur. Il est aussi important de retravaillerer votre première version, afin d’éviter les tournures incorrectes. N’hésitez pas à soumettre cette nouvelle mouture à un spécialiste de l’orthographe ou de la rédaction.
Prévoyez une couverture en papier fort. Il convient de relier votre manuscrit. La couverture comportera – le titre de votre Å“uvre, – le genre (roman, poésie, nouvelle, essai, etc.), – votre nom, votre adresse et éventuellement votre numéro de téléphone.
L’envoi
Photocopiez votre manuscrit en plusieurs exemplaires (entre 5 et 15). Faites aussi 5 à 10 exemplaires d’extraits (1er chapitre si c’est un roman, un récit, un essai – quelques poèmes ou une nouvelle si c’est un recueil). Conservez précieusement l’original.
Bien que qu’il n’y ait que très peu d’exemples de maisons d’édition ayant plagié des manuscrits qui lui ont été envoyés, vous pouvez, par sécurité et moyennant finances, faire un dépôt à la SGDL, à la SACD, à la SCAM, au SNAC, etc.
Sélectionnez les éditeurs les plus proches de votre texte, en terme de genre, sous-genre et style. Il est donc important de connaître les éditeurs et leurs publications afin de ne pas envoyer au hasard votre manuscrit. Dès que vous avez sélectionné 5 ou 10 éditeurs potentiels, vérifiez plus en détail leur production en lisant leurs nouveautés en librairie ou dans une bibliothèque.
Rédigez une lettre d’accompagnement sobre et neutre. Vous pouvez déposer au secrétariat de l’éditeur proche de chez lui son manuscrit en échange d’un reçu. Expédiez votre manuscrit ou simplement des extraits si l’éditeur le précise. Si vous souhaitez être sûr de récupérer la copie, joignez une enveloppe affranchie pour les frais de réexpédition. Expédiez votre texte à plusieurs éditeurs à la fois afin de gagner du temps (les délais de réponse sont parfois très longs). Tenez un planning suivi de vos envois. Relancez par écrit ou par téléphone tout éditeur qui a dépassé une date de réponse après 3 mois révolus.
Liens utiles :
Enquête sur les attentes des éditeurs face aux manuscrit arrivés par la Poste, sur le site de L’Express.
Le Motif a également mené une enquête sur les agents littéraires en France.
Une collection de lettres de refus d’éditeurs.
Conseils d’une auteure éditée, Adeline Neetesonne.
Mais surtout, surtout, le conseil récurrent des éditeurs, comme Cheyne par exemple : de vérifier où l’on envoie ses Å“uvres – d’avoir lu des livres de l’éditeur à qui l’on s’adresse.
Version pour impression, des élements sont supprimés pour économiser du papier. Mais êtes vous certain de devoir imprimer ?





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